Vendredi 13 novembre 2009
Voici une nouvelle enseigne spécialement réalisée pour la compagnie de la Hure d'argent.

 
Par Luis de Casal
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Dimanche 16 août 2009

Ave Maria...

Dans mon village en Galice on trouve une niche de pierre nommée "as almiñas" (les petites âmes) dans laquelle traditionnellement se trouve une figure de la vierge. Mon grand père en a peint quelques unes et pour moi c'est la troisième. J'ai donc repris mes pinceaux que je n'avais pas touchés depuis dix ans (à l'exception de mes boucliers) afin de réaliser cette troisième vierge, que j'emmène avec moi à la fin du mois. Je devrais peindre plus souvent, je suis un poil rouillé, mais au final, c'est un peu comme le vélo. J'ai utilisé des techniques modernes (acrylique) étant donné que je m'y suis encore pris au dernier moment. Le doré est réalisé avec de la poudre d'or.
ça m'a tout de même donné envie d'en refaire une, directement inspirée de peintures du XIVè s., pour qu'elle suive les Ruistres dans leurs déplacements.

La voici en 3 étapes
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Par Luis de Casal - Publié dans : Réalisations
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Mardi 2 juin 2009
En marge de l'activité de restitution médiévale à proprement parler, il y a un domaine qui a son importance c'est celui de l'image que nous voulons en donner. Voici un petit exercice sans prétention : une affiche pour une de nos interventions au musée de Metz qu'on m'a demandé de réaliser.





 
Par Luis de Casal - Publié dans : Réalisations
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Lundi 27 avril 2009
Afin d'être confortablement installé pendant nos prestations, j'ai eu envie de faire réaliser un siège correspondant à ma période de prédilection et avec un aspect différent de ce qu'on peut voir généralement. Très peu de pièces originales sont parvenues jusqu'à nous et ce sont dans la plupart des cas des pièces d'exception. Ma démarche première à été de consulter les représentations iconographiques que j'avais à ma disposition et de fixer une forme générique qui serait inspirée de modèles situées entre 1330 et 1360. J'ai pu constater que dans ce domaine aussi on trouve relativement peu de représentations de sièges ou de chaises (contrairement au siècle suivant qui sera beaucoup plus précis dans ses réalisations picturales).
J'ai donc de nouveau trouvé mon bonheur dans le Roman d'Alexandre de 1338-1344 qui est pour nous une vraie source d'inspiration. En effet en marge du texte relatif à Alexandre le grand, on peut y trouver une multitude de détails précis de la vie quotidienne de cette période.

En voici des exemples :






Mon choix s'est porté plus précisement sur les deux exemples ci-dessus qui m'ont servi d'inspiration pour trouver une forme générique pour laquelle j'ai gardé le principe d'une réalisation en bois tourné, d'un dossier (ou du moins une assymétrie faisant office de dossier) et d'accoudoirs. J'ai ensuite réalisé une élévation en 3D pour vérifier l'aspect que je voulais pour mon siège et qui m'a permis d'en avoir une idée précise de l'objet et de ses proportions.



Lors de la réalisation, les cotes ont été légèrement modifiées afin d'avoir les avantages d'une grande assise avec une certaine légèreté de l'ensemble.

Par Luis de Casal - Publié dans : Réalisations
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Mardi 21 avril 2009

Les enseignes et autres menus objets

 

Tout le monde à déjà vu au détour d’une enluminure ou d’une sculpture ces petites décorations en plomb fièrement arborées sur un couvre chef ou une cape, ce sont les enseignes encore nommées badges .
Elles connurent leur apogée Du XIIè au XVIè siècle. Peu coûteuses, elles étaient destinées à être largement distribuées. Elles étaient le témoignage d’un pélerinage, d’une corporation ou encore montraient l’appartenance à une maison princière ou à une faction et elles étaient arborées par tout le monde sans distinction de classe.

 

Les enseignes religieuses, apparues dans un premier temps, étaient principalement ramenées d’un pélerinage parfois prestigieux comme Jerusalem, Rome ou Saint-Jacques de Compostelle mais aussi de petits pélerinages locaux. Elles tenaient le rôle de relique après avoir touché des objets sacrés et on leur attribuait un rôle guérisseur ou protecteur.

 

Au XIVè siècle apparaissent les enseignes profanes, monstres, figures héraldiques ou plus grivoises. Objets de parure, elles confèrent à leur porteur une appartenance bien visible et immédiatement identifiable.

 

Réalisées dans un aliage d’étain et de plomb, elles sont coulées dans des moules bivalves gravés en négatif. Une fois les différentes parties du moule (matrice et contrepartie) assemblées, on fait couler le métal en fusion par le cône de coulée. La pierre utilisée pour les moules est de l’ardoise, du schiste, du grès, du calcaire...


Quelques réalisations personnelles:
Des boutons

 

 

Des enseignes



 


 

Le bimbelotier (ou bibelotier)

Il réalise de menus objets en alliage plomb-étain comme les enseignes, mais aussi des boutons, des boucles et des mordants de ceinture ou des méreaux désignés aussi sous les formes de mérel, merelles, marelles et mereaulx. Le méreau est une sorte de « bon-pour », (ou comme un ticket au XXIè Siècle), un signe de reconnaissance ou encore, un laisser-passer qui prend la forme la plus commune d’un jeton en métal, plus rarement d’une rondelle de cuir ou en parchemin.

Par Luis de Casal
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