Ave Maria...
Dans mon village en Galice on trouve une niche de pierre nommée "as almiñas" (les petites âmes) dans laquelle traditionnellement se trouve une figure de la vierge. Mon grand père en a peint
quelques unes et pour moi c'est la troisième. J'ai donc repris mes pinceaux que je n'avais pas touchés depuis dix ans (à l'exception de mes boucliers) afin de réaliser cette troisième vierge, que
j'emmène avec moi à la fin du mois. Je devrais peindre plus souvent, je suis un poil rouillé, mais au final, c'est un peu comme le vélo. J'ai utilisé des techniques modernes (acrylique) étant
donné que je m'y suis encore pris au dernier moment. Le doré est réalisé avec de la poudre d'or.
ça m'a tout de même donné envie d'en refaire une, directement inspirée de peintures du XIVè s., pour qu'elle suive les Ruistres dans leurs déplacements.
La voici en 3 étapes
.











Les enseignes et autres menus objets
Tout le monde à déjà vu au détour d’une enluminure ou d’une sculpture ces petites décorations
en plomb fièrement arborées sur un couvre chef ou une cape, ce sont les enseignes encore nommées badges .
Elles connurent leur apogée Du
XIIè au XVIè siècle. Peu coûteuses, elles étaient destinées à être largement distribuées. Elles étaient le témoignage d’un pélerinage, d’une corporation ou encore montraient l’appartenance à une
maison princière ou à une faction et elles étaient arborées par tout le monde sans distinction de classe.
Les enseignes religieuses, apparues dans un premier temps, étaient principalement ramenées d’un pélerinage parfois prestigieux comme Jerusalem, Rome ou Saint-Jacques de Compostelle mais aussi de petits pélerinages locaux. Elles tenaient le rôle de relique après avoir touché des objets sacrés et on leur attribuait un rôle guérisseur ou protecteur.
Au XIVè siècle apparaissent les enseignes profanes, monstres, figures héraldiques ou plus grivoises. Objets de parure, elles confèrent à leur porteur une appartenance bien visible et immédiatement identifiable.
Réalisées dans un aliage d’étain et de plomb, elles sont coulées dans des moules bivalves gravés en négatif. Une fois les différentes parties du moule
(matrice et contrepartie) assemblées, on fait couler le métal en fusion par le cône de coulée. La pierre utilisée pour les moules est de l’ardoise, du schiste, du grès, du
calcaire...
Quelques réalisations personnelles:
Des boutons
Des enseignes

Le bimbelotier (ou bibelotier)
Il réalise de menus objets en alliage plomb-étain comme les enseignes, mais aussi des boutons, des boucles et des mordants de ceinture ou des méreaux désignés aussi sous les formes de mérel, merelles, marelles et mereaulx. Le méreau est une sorte de « bon-pour », (ou comme un ticket au XXIè Siècle), un signe de reconnaissance ou encore, un laisser-passer qui prend la forme la plus commune d’un jeton en métal, plus rarement d’une rondelle de cuir ou en parchemin.
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